Autour du proces - 05/01/1998

Bâtonnier

Me Georges Tonnet, nouveau bâtonnier du barreau de Bordeaux, a effectué hier son premier acte officiel au sein même du palais de justice en étant présent au début de l'audience. Il était accompagné par le bâtonnier sortant, Me Pierre Kappelhoff-Lançon.

Edit de Nantes

A la surprise générale, le bâtonnier Marcel Rouxel, l'un des trois défenseurs de Maurice Papon, a déposé auprès de la cour un " texte historique ", autrement dit l'Edit de Nantes (1498), dont il a d'ailleurs lu le premier article.

Livre

Me Jean-Marc Varaut a déposé, pour sa part, le livre de Maurice Rafsjus sur " le camp de Drancy ". Cet auteur, cité comme témoin par la défense, a refusé de déposer. Dans un courrier adressé à la cour, avant le début du procès, il rappelle que ses parents sont morts en déportation.

Conciliabules

Dès que Marc Robert pénètre dans la salle d'audience, Arno Klarsfeld se lève pou lui serrer la main. En cours d'audience, il n'est pas rare de voir l'avocat des parties civiles s'approcher de l'avocat général, soit pour lui tendre un document, soit pour échanger quelques propos.

Dix

Tel est le nombre des avocats des parties civiles qui étaient présents hier à la reprise de l'audience. Soit, moins de la moitié.

Père(s) et fils

Comme Me Varaut avait - de nouveau - baptisé Arno Klarsfeld du prénom de son père, Serge, Me Klarsfeld a appelé Alexandre, l'avocat de la défense. " Mon fils est mon fils, moi c'est moi " a répliqué Me Varaut qui ne comprenait manifestement pas la méprise volontaire de son jeune confrère. " Mon père c'est mon père, et moi c'est moi " a répliqué Me Klarsfeld.

Minute

Une nouvelle fois, hier, et pour couper court à toute ambiguïté, le président a fait repréciser à l'accusé ce qu'était une " minute ". " C'était le fac similé de l'original " a répondu l'accusé, autrement dit la copie parfaite d'un document.

8827 badges

Le parquet général a diffusé hier un premier bilan quantitatif de la fréquentation du procès Papon. Entre le 8 octobre et le 24 décembre, 8827 badges temporaires ont été délivrés à des personnes qui ont suivi le procès dans la salle d'audience ou dans la salle de retransmission. La moyenne est de 226 personnes chaque jour avec une pointe le 16 octobre (304 badges). Un intérêt qui ne semble pas décroître.

Scolaires

Parmi les 8827 badges, 1413 ont été remis à des collégiens et lycéens de 50 classes provenant de 32 établissements. Sur les 23 lycées et 9 collèges, 18 sont de Bordeaux ou sa banlieue et 14 de l'extérieur, y compris la banlieue parisienne. Hier, ce sont des lycéens de Saint-Vincent-de-Paul (Bordeaux) qui assistaient à l'audience.

Cérémonie à la Synagogue

La traditionnelle cérémonie du souvenir, commémorant la rafle et le convoi de janvier 1944 avec plus de 300 déportés, aura lieu le dimanche 11 janvier à 11 heures devant le mémorial de la synagogue à Bordeaux, autour du grand Rabbin Claude Maman, de Serge Klarsfeld, président de l'association des Fils et Filles de déportés juifs, et de plusieurs parties civiles.


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